Page:Claudel - Trois poëmes de guerre.djvu/15

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


TANT QUE VOUS VOUDREZ,
MON GÉNÉRAL !


Dix fois qu’on attaque là-dedans, « avec résultat purement local. »

Il faut y aller une fois de plus ? Tant que vous voudrez, mon Général !


Une cigarette d’abord. Un coup de vin, qu’il est bon ! Allons, mon vieux, à la tienne !

Y en a trop sur leurs jambes encore dans le trois cent soixante-dix-septième.


À la tienne, vieux frère ! Qu’est-ce que tu étais dans le civil, en ce temps drôle où ç’ qu’on était vivants ?

Coiffeur ? Moi, mon père est banquier et je crois bien qu’il s’appelait Legrand.