Page:Claudel - Trois poëmes de guerre.djvu/21

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DERRIÈRE EUX


On se réunira derrière eux.
LE CURÉ d’ARS


Le sang injustement répandu est long à pénétrer dans la terre.

C’est la rosée des cieux innocente qui est pour elle et la large pluie salutaire

Qui ressort en moissons plantureuses, fourrage et blé, orgueil de la Hesbaye et du Brabant.

Plus douce encore à ses veines toutefois quand il vient s’y mêler, s’il faut du sang,

L’âme rouge dans elle de ses fils et la libation comme du lait et comme du vin

Du soldat qui pour la défendre est tombé, les armes à la main !

Solennelle donation, définitif amour dans le labour et dans l’éteule,