Page:Collectif - Revue canadienne, Tome 1 Vol 17, 1881.djvu/119

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extrémité à une charrue double brabant. À l’autre extrémité du champ, vous avez une troisième machine Gramme qui reçoit le courant, et qui possède aussi un treuil ; celui-ci sert à enrouler le câble qui tire la charrue d’une extrémité du champ à l’autre. Au moyen d’un moteur électrique vous labourez ainsi votre champ avec une vitesse surprenante, le mécanisme étant simple, facile à déplacer, selon les besoins.

À mesure que votre distance augmente vous augmentez la force de votre courant, afin de toujours la conserver au même degré. Le labour mécanique donne un rendement en plus de 30 %.

« Les premières tentatives de transmission électrique de la force ont de l’importance, nous dit Henri de Parville qui nous rapporte cette expérience. N’importe qu’on perde en route 50 % et plus du moment que l’on prend la force à même un réservoir inépuisable ? Les marées engendrent journellement une puissance motrice si grande qu’elle échappe à toute évaluation numérique. Les dénivellations de la mer peuvent servir à emmagasiner de l’air dans de vastes récipients, à comprimer d’un côté, à le raréfier de l’autre. On peut ainsi créer directement de la force en abondance. Imaginez ces forces transmises par le télégraphe jusque dans les grandes villes. Il suffira d’avoir son fil spécial pour recueillir à domicile la puissance motrice que l’on désirera. Le fil qui conduira la force apportera en même temps l’électricité et la lumière. Et cet immense réservoir d’eau que nous appelons l’Océan deviendra le réservoir de la force, de la chaleur et de la lumière, l’instrument complet de la production industrielle et la source inépuisable de la richesse publique ! »

L’on voit tout de suite les conséquences de cette première expérience de Sarmaize, les mille et une applications pratiques qui en résulteront et la révolution merveilleuse qu’elle va opérer ; décidément la vapeur a fait son temps.

Le moteur électrique me ramène encore, cette fois-ci, à la lumière électrique, telle que M. Jamin vient de nous la donner. Il résulte des expériences de M. Jamin ce qui suit :

L’on peut allumer et éteindre les lampes placées dans le