Page:Collin de Plancy - Les contes noirs - T2.djvu/10

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fernales, il fut surpris par la nuit au milieu d’un bois, et comme il ne savait de quel côte tourner ses pas, il allait se coucher au pied d’un arbre, lorsqu’il aperçut un esprit follet sous la figure d’une flamme brillante, qui lui fit signe de le suivre.

Il s’avança sans hésiter ; et après avoir marché une bonne heure, l’es prit follet se fondit dans un marais au bord duquel était un gros arbre. Il pensa, en homme sensé, que cet arbre était mystérieux ; c’est pourquoi, à forcé de chercher, il ne tarda pas à découvrir qu’on y avait pratiqué une petite porte. Il se hâta de l’ouvrir, et descendit par un petit escalier noir, dans une caverne obscure et profonde, éclairée faiblement par quelques lampes sépulcrales.

Il s’arrêta pour examiner le lieu où il se trouvait, et vit sortir du fond de la grotte un gros homme, haut de