Page:Conan - La Sève immortelle, 1925.djvu/187

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« Nous irons tous les deux
« Dans le chemin des cieux. »
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Thérèse qui n’était pas rentrée le suivait du regard. Un tressaillement infiniment doux fit bondir son cœur. Penchée sur la balustrade, elle écouta le simple chant avec ravissement… C’était l’amour jeune, ailé, c’était l’envolée… L’ardente flamme claire montait vers l’azur.

Mais quand la voix aimée s’éteignit, quand elle n’entendit plus que les souffles du printemps à travers les arbres, un froid subtil, une étrange tristesse l’envahit, et sans trop savoir pourquoi, elle pleura.

Le rayon divin s’était voilé. Sa foi au bonheur avait faibli. Une crainte lui serrait le cœur.