Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/171

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elles paroiſſent veiller à ce qu’elle ne ſoit ni trop heureuſe, ni trop malheureuſe. Progrès de ſa raiſon à cet égard. Inſtruite par l’expérience des moyens qui peuvent ſoulager ou prévenir ſes beſoins, elle réfléchit ſur les choix qu’elle a à faire. Elle examine les avantages & les inconvéniens des objets, qu’elle a juſqu’à préſent fuis ou recherchés. Elle ſe rappele les mépriſes où elle eſt tombée, pour s’être ſouvent déterminée trop à la hâte, & avoir obéi aveuglément au premier mouvement de ſes paſſions. Elle regrette de ne s’être pas mieux conduite. Elle ſent que déſormais,