Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/175

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un plus grand prix. Il a ſur-tout beaucoup d’analogie avec l’odorat. Le parfum des fruits l’intéreſſoit bien moins, avant qu’elle eût l’organe du goût ; & le goût perdroit toute ſa fineſſe, ſi elle étoit privée de l’odorat. Mais dès qu’elle a ces deux ſens, leurs Senſations ſe confondent, & en deviennent plus délicieuſes. Elle donne à ſes idées un ordre bien différent de celui qu’elles avoient auparavant ; parce que le beſoin qui détermine ſes facultés, eſt lui-même bien différent de ceux qui l’ont mue juſqu’alors. Elle s’applique avec intérêt à des objets, auxquels