Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/198

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nos plaiſirs. Par conſéquent, tout être ſenſible a des idées d’une bonté & d’une beauté relatives à lui.

En effet on appele bon, tout ce qui plaît à l’odorat ou au goût ; & on appele beau, tout ce qui plaît à la vue, à l’ouie ou au toucher. Le bon & le beau ſont encore relatifs aux paſſions & à l’eſprit. Ce qui flatte les paſſions eſt bon ; ce que l’eſprit goûte eſt beau ; & ce qui plaît en même-tems aux paſſions & à l’eſprit, eſt bon & beau tout enſemble.

La Statue a des idées du bon & du beau. Notre Statue connoît des odeurs & des ſaveurs agréables, & des objets qui flattent ſes paſſions :