Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/227

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tendue, ſolide, etc. Comparons ces deux réponſes, & nous verrons qu’il ne connoît pas mieux qu’elle la nature du corps. Son ſeul avantage, ſi c’en eſt un, c’eſt de s’être fait un langage, qui ne paroît ſavant, que parce qu’il n’eſt pas celui de tout le monde. Car dans le vrai, les mots être, ſubſtance, ne ſignifient rien de plus, que le mot cela.

Les idées qu’elle a des objets, ſont confuſes. De-là, il faut conclure que les idées qu’elle a des objets ſenſibles, ſont confuſes ; car j’appele confuſe, toute idée qui ne repréſente pas d’une maniere diſtincte toutes les qualités de ſon objet. Or, il n’eſt point