Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/49

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En conduiſant tour-à-tour ſa main de ſes yeux ſur les corps, & des corps ſur ſes yeux, elle meſure les diſtances. Elle approche enſuite ces mêmes corps, & les éloignent alternativement. Elle étudie les différentes impreſſions que ſon œil reçoit à chaque fois ; & s’étant accoutumée à lier ces impreſſions avec les diſtances connues par le tact, elle voit les objets tantôt plus près, tantôt plus loin, parce qu’elle les voit où elle les touche.

Elle apprend à voir un globe. La premiere fois qu’elle porte la vue ſur un globe, l’impreſſion qu’elle en reçoit, ne repréſente qu’un cercle plat,