Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/52

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qu’ils reçoivent au moment que la main ſent les angles & les faces de cette figure, elle contractera l’habitude de remarquer dans les différens degrés de lumiere les mêmes angles & les mêmes faces ; & ce n’eſt qu’alors qu’elle diſcernera un globe d’un cube.

Comment ſes yeux ſont en cela guidés par le toucher. L’œil ne parvient donc à voir diſtinctement une figure, que parce que la main lui apprend à en ſaiſir l’enſemble. Il faut que le dirigeant ſur les différentes parties d’un corps, elle lui faſſe donner ſon attention d’abord à une, puis à deux, peu-à-peu à un plus grand nombre ; & en même-tems aux différentes impreſſions de la lumiere.