Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/78

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


que notre Statue auroit occaſion de toucher, il y eût autant de reliefs peints ſur des ſurfaces plattes, que de corps véritablement convexes ; elle ſeroit fort embarraſſée pour diſtinguer à la vue ceux qui ont de la convexité, de ceux qui n’en ont pas. Elle y ſeroit trompée ſi ſouvent, qu’elle n’oſeroit s’en rapporter à ſes yeux ; elle n’en croiroit plus que le toucher. Une glace mettroit encore ces deux ſens en contradiction. La Statue ne douteroit pas qu’il n’y eût au-delà un grand eſpace. Elle ſeroit fort étonnée d’être arrêtée par un corps ſolide, & elle le ſeroit encore autant, lorſ