Page:Cooper - Œuvres complètes, éd Gosselin, tome 23, 1845.djvu/6

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


dans cet ouvrage. Des réunions d’hommes, toutes bornées, tout insignifiantes qu’elles puissent être, en sont venues à se considérer comme portions intégrantes d’une communauté qui ne se trompe jamais, et, par conséquent, à se croire elles-mêmes infaillibles. Ont-elles des dettes, c’est par le droit du plus fort qu’elles les paient, et elles appellent cela la liberté politique ; moyen très-commode pour ceux qui se croient tout permis. De New-York, le mal a déjà gagné la Pensylvanie ; il se répandra, comme toute autre épidémie, dans tout le pays, et alors s’engagera une lutte redoutable entre le fripon et l’honnête homme. Avis aux honnêtes gens. Il est à espérer qu’ils sont encore assez nombreux pour l’emporter.

Ces quelques remarques sont présentées pour expliquer certaines opinions de M. Wallingford, qui lui ont été arrachées par les événements du jour, au moment où il terminait cet ouvrage ; remarques qui pourraient paraître déplacées, s’il n’était pas entré dans son plan primitif de s’étendre, plus encore peut-être qu’il ne l’a fait, sur les caractères dominants de l’état social aux États-Unis, où il a passé la plus grande partie de sa vie.


Septembre 1844.