Page:Corneille, Pierre - Œuvres, Marty-Laveaux, 1862, tome 9.djvu/19

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du livre I de l’Imitation (voyez tome VIII, p. xxii). — Voici celles de la strophe ii des Louanges à la Vierge, qui est un des endroits les plus retouchés (voyez ci-après, p. 8) :

Vers 12 et 13. Te mérita l’honneur de porter Jésus-Christ,
Sitôt que Gabriel t’en fît l’heureuse annonce.
Vers 15. Vierge avant d’accoucher, et vierge après ta couche.
Vers 17 et 18. Qu’aucun refuge au tien ne se peut égaler ;
Et comme notre vie, en disgrâce fertile.



AU LECTEUR.

Cette pièce se trouve imprimée sous le nom de saint Bonaventure, à la fin de ses Œuvres[1]. Plusieurs doutent si elle est de lui, et je ne suis pas assez savant en son caractère pour en juger. Elle n’a pas l’élévation d’un docteur de l’Église[2] ; mais elle a la simplicité d’un saint, et sent assez le zèle de son siècle, où, dans les hymnes, proses, et autres compositions pieuses que l’on faisoit en latin, on recherchoit davantage les heureuses cadences de la rime que la justesse de la pensée. L’auteur de celle-ci a voulu trouver l’image de la Vierge en beaucoup de figures du Vieil et Nouveau Testament : les applications qu’il en a faites sont quelquefois un peu forcées ; et quelque aide que j’aye tâché de lui prêter, la figure n’a pas toujours un entier rapport à la chose. Je me suis réglé à rendre chacun de ses huitains par un dizain ; mais je ne me suis pas assujetti à les faire tous de

  1. Dans l’édition de saint Bonaventure, en sept volumes in-folio, qui fut publiée à Rome, par ordre de Sixte-Quint (1688-1596), les Louanges de la Vierge sont placées à la fin du tome VI, avec divers autres opuscules relatifs à Marie.
  2. Voyez ci-dessus la Notice, p. 3 et 4.