Page:Corneille Théâtre Hémon tome1.djvu/49

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ÉTUDE D'ENSEMBLE xxxv

Motteville : c'est pour la venger que Corneille aurait improvisé les stances alertes aune marquise i. Sur quoi, M. Edouard Four- nier s'appuie-t-il pour démentir l'opinion généralement acceptée? Sur une tradition encore vivante en plusieurs grandes familles qu'il ne nomme pas. Comment ne s'est-il pas aperçu qu'en ce casce n'est pas la dernière strophe seule qu'il faut supprimer ?<«Le gloire des yeux qui me semblent doux ». lit-on dans la septièm*» sfance. S'agit-il encore là de Mme (je Motteville ? Et, d'ailleurs, Corneille n'afaitque répéter ici, sousune autre forme, cequ'ilavait dit dans les vers Sur le départ de A/™e la Marquise :

��Je vois mes clicveui gris : je sais que les années Laissent peu de mérite aux âmes les mieux nées ; Qtie les plus beaux talents des plos rares esprits, Uuaml les corps sont usés, perdent bien de leur prix ; Que b^i dans mes beaux jours je parus supportable, J'ai trop longtemps aimé pour être encore aimable, Bt que d'un front ridé )3s refJis jaunitsa.nts Mêlent un trLstc charme aux plus dignes eurens. Je connais mes défauts; mais, après tout, je pense Etre pour vous encore un captif d'importance : Car vous aimer, la gloire, et vous savez (îil'ub roi N« vous en peut jamais assurer tant que moi. Il est plus en ma main qu'en ceUe d'un monarque De vous faire égaler l'amante de Pétrarque, Et mieux que tous les rois je pats faire douter De sa Laure ou de tous qui le doU emporter.

��Qui ne sait par cœur tant d'autres vers de Corneillo sur le même tbème, par exemple la jolie chanson à Iris, qui est aussi M"« Du Parc :

��Iris, que pourriez-vous faire D'un galant de cinquante ans?

��C'est donc bien de Corûeille et de M"* du Parc qu'il s'agit et nous n'avons garde de faire le poète plus innocent qu'il ne l'est, car c'est vers cette époqu« qu'il écrivait d'autres madrigaux à M"« Serment, cette amie de (Juinault, amie aussi passionnée de Corneille, dont elle baisait la main avee. vcacration, dont elle

I. Note» tur la vie lie Comeiiîe, ea t^e d» Corneille é> ia biMeSAmthJioak

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