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avant-propos

prendra confiance en lui-même et se fera respecter par les autres.

Au reste, de tout temps, on a admis les avantages que comporte pour un jeune homme la connaissance des diverses formes de sports ayant trait au sauvetage, à la défense et à la locomotion. Savoir manier un cheval, un bateau — pouvoir se servir utilement d’une épée ou d’un pistolet — se trouver capable de bien placer un coup de poing et un coup de pied — être à même de courir ou de nager à l’improviste et de tenter opportunément un saut difficile ou une escalade audacieuse, ce sont là des éléments d’une supériorité évidente.

Mais jusqu’ici un pareil apprentissage ne semblait accessible qu’à de rares privilégiés. Outre qu’il demeurait nécessaire d’y dépenser beaucoup de temps et beaucoup d’argent, seuls des individus doués de moyens physiques tout à fait exceptionnels étaient jugés capables d’y réussir.

Cette opinion erronée reposait sur l’imperfection des méthodes, lesquelles s’étaient formées empiriquement et sans le secours d’aucune donnée psychologique ni physiologique.

Or on doit considérer que chaque sport procède