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le sport à travers les âges

Richard ii. Deux siècles plus tard au contraire, le roi Jacques ier jugeait nécessaire d’encourager chez ses sujets le goût des exercices physiques, par une proclamation connue sous le nom de King’s Book of Sports et que Charles ier renouvela en 1633. Du reste il s’agissait là d’un athlétisme rudimentaire qui n’allait pas beaucoup au delà des quilles, des boules ou du mât de cocagne. Au début du xixe siècle, rien assurément n’indiquait que l’Angleterre fût prédestinée à devenir le foyer d’une renaissance athlétique. Ni le Squire dans son comté, ni le collégien dans son public school n’avaient su s’éprendre du sport. Chez l’un comme chez l’autre, il y avait bien un besoin d’expansion animale, mais qui se traduisait par une brutalité trop prompte à se donner carrière et par une tendance trop fréquente vers les cartes et l’alcool. Si je ne l’avais recueilli de la bouche même de M. Gladstone, je tiendrais pour exagéré et poussé au noir le récit de ce qu’étaient, en son enfance, le collège d’Eton et les universités.

Les débuts du relèvement furent modestes et, par une coïncidence assez étrange, ils se trouvèrent placés sous le patronage de la religion. Les premiers ouvriers de ce grand labeur furent