Page:Courtois - Isocrate, le prêtre Testis unus et l'abbé Thise.djvu/4

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la Chine qui poussa ses sujets à une révolte générale, pour avoir voulu les obliger à se rogner les ongles ou les cheveux. Vous êtes tout de feu pour vos doctrines extrinseques, sur-tout pour ce qui touche la ville aux sept montagnes, pour ce qui touche le pape.


Testis unus. Comme vous parlez du clergé et du pape, savez-vous qu’ils sont infaillibles ; que rien n’est au-dessus de la cour de Rome ?


Isocrate. Quand Jean XXII, en 1328, disoit aux Grecs que la cour de Rome étoit, de droit divin, chef de l’église universelle, les Grecs lui répondirent : ideò diabolicus tecum, et Dominus nobiscum.


Testis unus. Dans quel livre avez-vous vu cela ? il faut le brûler, entendez-vous ? vous devez ce sacrifice à l’église !


Isocrate. Et si je vous lisois ce que Voltaire a écrit sur le pape !


Testis unus. Mais Voltaire est damné ! ô mon fils, ne suivez pas son exemple ! adorez le pape.


Isocrate. À ce nom je me prosterne, je sais fort bien, et les journaux chrétiens me l’ont appris, que le pape doit être souverain du monde, attendu qu’il est écrit que Simon, fils de Joue en Galilée, ayant surnom Pierre, on lui dit : tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon assemblée.


Testis unus. Vous plaisantez !


Isocrate. Comme vous voudrez, mais je rai-