Page:Crépet - Charles Baudelaire 1906.djvu/451

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» J’espère pourtant que si vous êtes ici pour quelques semaines, je pourrai vous voir et causer.

» Tout à vous.

» Sainte-Beuve. h»

lettre de paul de saint— victor (i)

[i854-55.] « Monsieur,

» Je vous remercie de m’apprendre que M. Rouvière (2) ait reparu au théâtre. Je n’ai pas vu la reprise des Mousquetaires et j’ignorais qu’il y eût un rôle. Il me suffirait de votre recommandation pour m’engager à l’aller voir, car j’attache un trop grand prix au juge cience de critique, éprouva le besoin de donner un public témoignage d’estime à l’un des esprits les plus fins et les plus judicieux de son temps. Un article publié dans le Constitutionnel, sur le recueil des Poètes français, où Babou avait écrit un certain nombre de très remarquables notices, lui fournit l’occasion de décerner à son ancien ennemi des louanges méritées. Babou reconnut sans doute ces flatteuses avances par une visite ou par une lettre pleine de spirituels et aimables compliments, comme il savait en trouver quand cela était nécessaire. Et la querelle se termina par une de ces réconciliations, tôt ou tard infaillibles, entre gens qui s’estiment, et qui, en dépit de divisions éphémères, restent unis, dans une région supérieure, par d’inaltérables sympathies.

(1) Publiée par le Pincebou ;»de.

(2) On sait la haute estime où Baudelaire tenait le talent de Houvière. Il lui avait d’ailleurs consacré tout un article dans la Galerie des Artistes dramatiques vivants, (i855). (Voyez aujourd’hui Œuvres complètes, III, p. 267),