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BIBLIOGRAPHIE 163

en i548. Mais il faut mentionner surtout l'édition de Robor- tellus, Venise, 1552. Cette collection a été augmentée peu à peu et pourrait l'être encore, s'il y avait quelque profit à en espérer. Mais, de nos jours, on a compris que la plupart des scolies byzantines sont un véritable fatras, dont il n'y a rien à tirer. Dindorf, dans son édition, adonné l'exemple de mettre à part les scolies du Mediceus, et il a eu le mérite d'en faire ressortir l'immense supériorité. Depuis lors, elles ont été publiées de nouveau, après une révision attentive, par Wecklein, dans son édition d'Eschyle. Ces scolies sont ma- nifestement dérivées des commentaires des Alexandrins. Elles sont courtes et instructives. Leur brièveté même prouve qu'elles doivent être considérées comme un abrégé d'une an- notation plus complète, aujourd'hui perdue.

Parmi les scolies byzantines, signalons seulement le groupe des scolies métriques (Trsp't fxsrpwv), attribuées à Démétrius Triclinius.

ÉDITIONS. L'édition princeps d'Eschyle parut en 1518, à Ve- nise, chez les Aides (^schyli tragœdise sex). Etablie d'après une copie du Mediceus, elle réunissait en une seule tragédie VAgamemnon et les ChoéphoreSy en raison des lacunes du ma- nuscrit; il n'y avait donc que six pièces au lieu de sept. — Cette erreur fut corrigée seulement en 1557, dans l'édition pu- bliée à Paris par Pierre Vettori et H. Estienne. — Les pre- mières améliorations sérieuses du texte sont dues surtout à Canter (Anvers, 1580), suivi de près par Stanley (Londres, i663), et à Schûtz (Halle, 1782-94; rééditions, 1799-1807 et 1809-1822). Mais c'est en notre siècle que le texte du grand poète a été corrigé avec méthode et hardiesse à la fois. Il faut citer l'édition de Wellauer (Leipzig, 1823-1830), celle d'Ahrens (Bibl. Didot, Paris, 1842), et tout particulièrement celles de Dindorf (JEschyli tragœdix superstites et deperditarum fragmenta^ cum annotationibus et scholiis grœcis, Oxford, 1841-1851; et Poetœ scenici grœd, 1" éd. Leipzig, 1830; 5« éd. Londres, 1869); puis les deux éditions de M. Weil,la première (Giessen, 1858-67) re- marquable par d'heureuses conjectures, et aussi par l'élégante concision des notes; la seconde (Teubner, 1884) contenant une préface relative aux manuscrits d'Eschyle; celle de Merkel (Oxford, 1871); et enfin celle de Wecklein (2 vol., Berlin, 1885), fondée sur une révision très attentive du Mediceus; cette der- nière édition contient les scolies du MediceuSy et un appareil critique fort complet (dans le t. II), où sont notées à peu près

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