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THÈODEGTE 375

idées simples et fortes, des caractères et des passions.

Pour nous, cette période de Tart tragique se résume en quelques noms.

Apharée, fils adoptif d'Isocrate, composa trente-cinq tragédies ; de 369 à 342, il prit part fréquemment aux divers concours tragiques d'Athènes ; il fut deux fois vainqueur aux Dionysies urbaines et deux fois aux lié- néennes ^

Astydamas l'ancien, que nous avons déjà nommé plus haut, était un descendant de la sœur d'Eschyle par son père Morsimos et son grand-père Philoclès ^. Dis- ciple dlsocrate, lui aussi, il n'aborda la scène qu'assez tard, y fit couronner quinze de ses tragédies, et mérita l'honneur insigne de voir sa statue placée au théâtre. Ce fut, dans la première partie du iv® siècle, le poète tragique le plus renommé d'Athènes. La plus célèbre de ses pièces était son Parthénopéos ^ Mais Aristote cite aussi avec éloge la reconnaissance qui avait lieu dans son Alcméon *. Son fils, Astydamas le jeune, poète tra- gique également, ne semble pas avoir eu le même talent que son père.

Théodecte de Phasélis sortit, comme Astydamas et comme Apharée, de l'école d'Isocrate ^ En ce temps de rhétorique, c'était là que se formaient les poètes tragiques. Comme Astydamas aussi, il fut orateur avant d'être poète et il continua de l'être tout en travaillant pour la scène. Les leçons de Platon et celles d'Aristote contri- buèrent à faire de lui un des hommes les plus distingués de son temps. Il prit part à treize concours et fut huit

��1. Plutarque, Dix orateurs , Isocrate^ 46.

2. Suidas, 'A(TT'j8à[jLaç 6 Tipïo-êuTr,;.

3. Suidas, Haut-riv èuaivei;. Cf. Zénobius, 5, 100.

4. Aristote, Poétique, c. 14.

5. Sur Théodecte, voir Suidas, ©eoSÉxTYjç ; Etienne de Byzance, $a- (Tr,Xtç ; Pausan. I, 37, 3.

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