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FACÉTIES DOIUENNES 423

essais informes. Sur un seul point, à Mégare, vers la fin du vi^ siècle quelque chose apparaît, mais ce quel- que chose n'est pas encore la comédie proprement dite. Celle-ci naît en Sicile, avec Epicharme,au commencement du v^ siècle; elle n'est donc pas une création collective et spontanée du génie dorien, mais bien celle d'un homme supérieur, favorisé par des circonstances que nous ex- poserons plus loin.

On peut lire dans Pollux Ténumération et la descrip- tion des danses mimiques de la Laconie^ Tout cela ne mérite guère qu'une simple mention dans un exposé gé- néral tel que celui-ci. Nous voyons là que, parmi ces dan- ses, il y en avait quelques-unes qui étaient de véritables pantomimes comiques. On contrefaisait des estropiés, on s'en allait clopin-clopant sur une jambe de bois, ou bien encore le dos courbé, la tète branlante, on cheminait à pas pesants, en s'appuyant sur un bâton, comme font les vieilles gens . Ceux qui se livraient à ces bouffonneries s'appelaient FuTriove; et TTwoyjTrwvs;. On représentait aussi de véritables scènes plaisantes : des larcins de fruits et de victuailles, accompagnés de dialogues populaires, ou encore la visite du médecin étranger, que son accent et ses manières rendaient ridicule-. Toutes ces choses mal- heureusement nous sont rapportées par des témoins re- lativement récents, qui ne tiennent aucun compte de la chronologie; de telle sorte qu'il est impossible de savoir si tel trait particulier de ce tableau est bien réellement aussi ancien que nous le supposons ^ Contentons-nous donc de constater d'une manière générale l'existence de ces danses mimiques en Laconie, rappelons qu'un nom

1. PoUux, IV, 14, 104.

2. Pollux, pass. cité. Athénée, XIV, p. 621 : 'Eix'.ixsÎto yip xtç èv E'jTeXeï Tyj Xé^t xXÉTTTOVTdc; rivaç ÔTiaipav t) ^evixov latpbv Toiavxi Xlyovxa.

3. Athénée, pass. cité^ se contente de dire d'après Sosiblos, à pro- pos de ces facéties laconiennes, xtofx'.xri; uaiSià; yJv xtç tp^uoç iïaXat(5ç.

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