Page:Croiset - Histoire de la littérature grecque, t3.djvu/506

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


494 CHAPITRE XI. — COMÉDIE ANCIENNE

partie de Tépisode qui s'y rattache. Si Ton rapproche du morceau que nous avons ciioisi comme type les autres morceaux analogues du théâtre d* Aristophane, on s'a- percevra qu'il n'y en a pas deux qui soient entièrement semblables. Une extrême fantaisie y règne comme dans toutes les parties de la comédie ancienne. Mais ces mor- ceaux ont pourtant tous en commun certains caractères indiqués plus haut : ils sont dialogues, les chants et les récitatifs s*y croisent, ils sont tout en action. De là ré- sulte ce fait important, que la parodos dans la comédie ne crée pas une suspension de l'action entre le prologue et le premier épisode. Elle marque plutôt une sorte de renforcement de l'action, une accélération du mouvement après le premier groupe de scènes, et elle se rattache de la manière la plus intime au groupe suivant, qui par- ticipe en général de son caractère. Si Ton se reporte à l'explication historique des choses, la parodos ne mar- que-t-elle pas le moment où la comédie primitive, repré- sentée par le chœur, fait irruption, avec sa pétulance bouffonne, dans la comédie plus savante à qui appartient le prologue ?

Après la parodos se présente à nous dans le rôle cho- ral la parabasc K Chacun sait qu'on appelait ainsi une sorte d'intermède spécial à la comédie ancienne. A la fin de l'épisode qui suivait immédiatement la parodos, la scène étant vide par le départ des acteurs, les choreutes groupés dans l'orchestra se dépouillaient de leurs man- teaux-, faisaient volte-face, et, tournant le dos à la scène, s'avançaient de quelques pas vers les spectateurs. Ce

1. Los textes anciens sur la parabase sont réunis dans Hermann, Elementa dontrinae metricae, p. 720 et suiv. Principaux ouvrages mo- dernes : Aglhe, Die Parabase, Altona, 1866-68; Genz, De parabasi, Berlin, 1865; G. Kock, De parabasi, Anclam, 1856 ; Zielinski, ouv. cité, p. 115. Voir aussi Westphal, Prolegom, zu jEschyl. Tragoed.,^, 30.

2. Achamiens, 627 : 'A).X' àTroSuvreç toÏç âvaTuaiaToi; ê7u{(i>(isv. C'est la formule, plusieurs fois répétée.

�� �