Page:Croiset - Histoire de la littérature grecque, t3.djvu/508

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


49G CHAPITRE XI. — COMÉDIE ANCIENNE

nessc du grand poète. Toutefois la Paix, qui est anté- rieure aux Oiseaux^ nous offre une parabaso réduite (v. 729-818), à laquelle manquent les épirrhèmes. Ly- sistrate n*a point de parabase à proprement parler, mais un morceau d'une structure spéciale, qui en tient lieu (v. ()14.70o) ^ Dans les Fêtes de Déméter (v. 785-845), nous trouvons une parabase, composée des anapestes sans xojtaàTiov et d'un seul cpirrhème ; toutes les parties lyriques ont donc disparu. Les Grenouilles aussi ont une parabase incomplète (v. 673-737) : elle offre une strophe et son antistroplie, un épirrhème et son antépirrhèmo de vingt vers, mais point de )co[i.[AàTtov ni d'anapestes, ni de Trvtyo; ^ V Assemblée des Femmes ' et le Plouios n'ont point de parabases du tout. — Outre la parabase principale^ les cinq plus anciennes des comédies citées renferment un autre morceau qui ressemble par sa struc- ture à la seconde partie de la parabase normale. Celte parabase secondaire, — comme on l'appelle quelquefois très improprement — se place après le troisième ou le quatrième épisode; elle n'est en fait qu'un chant d'inter- mède (l'équivalent du stasimon tragique) d'une forme particulière. Dans les Acharniens (v. 971), elle comprend deux strophes péoniques; dans les Chevaliers (v« 1263), une strophe et une antistrophe, un épirrhème régulier et son antépirrhème ; dans les Nuées (1 1 14) un épirrhème seulement; dans les Guêpes (1263) une strophe sans an- tistrophe, un épirrhème et un antépirrhème inégaux entre eux ; dans la Paix (1127), une strophe et son an- tistrophe, un épirrhème régulier et son antépirrhème.

1. Voir Zielinski, ouvr. cité, p. 180.

2. 11 est vrai qu'on trouve dans la première partie de la pièce (v. 354-311) un morceau anapestique qui offre quelque anologie avec la partie manquante de la parabase.

3. M. Zielinski remarque pourtant avec raison que les 8 derniers vers du chant d'avant-dîner (1155) ont la forme d'un épirrhème. C'est un appel aux juges qui a bien quelque chose d'une parabase.

�� �