Page:Croiset - Histoire de la littérature grecque, t3.djvu/512

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res, destinés toutefois à faire ressortir des divisions un peu plus fortes que celles qui résultent des simples combinaisons rythmiques. Cette partie de la pièce aboutit à la défaite de Cléon. C’est là un événement capital dans l'action ; aussi est-il immédiatement suivi du second intermède principal (1262-1313), qui est un chant épirrhématique. Après, vient le dernier épisode ou exodos (1316-fin), qui nous montre Démos transformé.

 côté de la parabase et des chants épirrhématiques, il faut, d’après cela, mentionner ces autres chants moins importants que Ton appelle quelquefois par analogie les stasima comiques*. Ce que nous venons de dire montre déjà suffisamment à quoi se réduit leur importance dramatique. Ils servent proprement à séparer des épisodes qui font partie d’un même groupe. Il est clair qu’ils se- raient tout à fait impropres à cet usage, s’ils étaient trop longs ou trop savamment construits. Aussi ne comprennent-ils jamais plus de deux couples antistrophiques, sans épode. En réalité, ce sont, comme nous le disions tout à l’heure, de simples chansonnettes satiriques. Quelquefois ces chansonnettes tiennent au sujet par un lien léger: par exemple, dans les Achamiens {y. 837), le chœur, entre deux épisodes, chante en quatre couplets moqueurs le bonheur de Dicéopolis, en énumérant tous les ennuis de la ville, auxquels son existence rustique va lui permettre d’échapper. Quelquefois, elles y sont absolument étrangères : telle est, dans la même pièce, l’invective contre Antimaque (v. 1130). Rien de plus varié que la forme et le sujet de ces sortes de chants. Ici, c’est un dialogue moqueur (Chevaliers, 1112) ou purement fantaisiste (Oiseaux, 1313); ailleurs, c’est une série de quatrains séparés les uns des autres par un vers d’une autre mesure

1. Le nom de stasimon appliqué à la comédie n’a pour lui aucune autorité sérieuse. La notice citée emploie le mot vague ^opt^^v, sans doute pour éviter le mot (jxàdijAov que l’usage n’avait pas accepté.