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SA STRUCTURE 499

beaucoup à celle-là ; elle ne s^en distingue guère que par une plus grande liberté ^ Evidemment ce sont là des indices qui révèlent un vieil usage, plus ou moins mo- diflé par les progrès de Fart. Cet clément antique et po- pulaire, la comédie, en s'organisant, semble l'avoir uti- lisé particulièrement pour ses intermèdes. Elle eut ainsi des intermèdes do deux sortes et de valeur inégale : les uns, qu'on peut appeler intermèdes principaux, furent marqués par cet emploi du chant épirrhématique ; les autres, simples intermèdes secondaires, ne le furent que parles chansonnettes dont nous parlerons bientôt. Si l'on se représente la structure des Chevaliers par exemple, la convenance de cette distinction se fait bien sentir. La pièce débute par un prologue ou premier acte (1-241), oii nous voyons les deux esclaves Nicias et Démosthène comploter ensemble pour se débarrasser de Cléon qui tient en sa puissance leur maître Démos; ils lui suscitent un rival en la personne du charcutier qu'ils préparent à la lutte. Là se place la parodos (241-302), c'est-à-dire l'entrée des Chevaliers qui viennent en aide aux conju- rés, et cette parodos se lie intimement à l'épisode sui- vant (303-497), dans lequel les deux rivaux se défient mutuellement. Alors tout est prêt pour l'action. C'est le lieu du premier intermède principal (498-610) : il est rem- pli par la parabase, comprenant le discours anapestique avec ses accessoires et le chant épirrhématique. Aussitôt après, la lutte s'engage, et elle se prolonge à travers trois épisodes qui forment ensemble un même groupe (611-1262); dans ce groupe, naturellement, les divisions ne peuvent être que légères, car, si la forme du combat change, la situation reste la même ; voilà pourquoi les intermèdes chantés (972-996; 1111-1150) n'ont aussi que peu d'importance : ce sont des intermèdes secondai-

1. Voir, dansTouvrage cité de M. Zielinski, Tétude des scènes où ràYcov a la forme normale.

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