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502 CHAPITRE XI. — COMÉDIE ANCIENNE

tient au contraire une grande place dans les chœurs de la comédie * ; il doit cette faveur à sa légèreté, qui lui donne quelque chose de dansant. Associé au trochée, il convient aux chansonnettes dont nous venons de par- lera L'iambe plus ou moins pur, avec des solutions fré- quentes et des longues de trois temps, a donné à la co- médie des rythmes populaires de chants bachiques ^. Le choriambe tumultueux y apparaît aussi assez fréquem- ment, à l'imitation du lyrisme ancien, né dans le peuple même et perfectionné par les poètes les biens *.En revan- che, le dochmiaque, si aimé de la tragédie, si approprié à l'expression de l'angoisse, du désespoir, des lamenta- tions, est à peu près étranger à la comédie, sauf dans la parodie. Par suite de ces faits, le lyrisme comique, dans l'ensemble, est aussi différent du lyrisme tragique que la comédie l'est elle-même de la tragédie. Plus varié dans ses formes ^ il rappelle cependant de plus près les im- provisations populaires, soit parce que la liberté d'inven- tion y est moins assujettie à l'usage, soit parce que les parti-pris y sont plus accusés et les intentions plus pous- sées à l'effet.

��VI

Nous n'insisterons pas ici sur la conduite de l'action ni sur les caractères du chœur et des personnages dans la comédie ancienne. Ce sont là des choses qui tiennent à l'art personnel de chaque poète. Or, en fait de poète co- mique de ce temps, nous ne connaissons vraiment qu'A- ristophane ; ce sera donc en Tétudiant que nous pour-

1. Christ, Melrik, p. 398 et suiv.

2. Lysistrate, 781.

3. AcharnienSy 263 et suiv. Grenouilles, 398 et suiv.

4. Christ, Metrik, p. 481.

5. Surtout si Ton compare celui d'Aristophane par exemple à celui d'Euripide.

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