Page:Curchod - Réflexions sur le divorce, 1881.djvu/102

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à peindre une vertu si délicate et qui paroît en descendre.

La permission du divorce est contraire aux nobles et pures institutions de la nature, des sociétés et d’un goût moral exquis, supérieur à toutes les subtilités du raisonnement. Qu’il soit donc permis à la pudeur de soulever en tremblant le voile dont elle se couvre, et de révéler ses secrets. Lorsque les femmes ont toutes les qualités de leur sexe et que leur pureté naturelle n’a point été altérée, les relations du mariage sont une alliance intime de l’âme, un lien moral et sensible que rien ne peut rompre ; attachées pour jamais par leurs sacrifices, l’époux qu’elles ont accepté a reçu le talisman qui enchaîne le cœur et l’imagination de leur femme. Un changement, quelque avantageux qu’il puisse paroître d’ailleurs, est toujours, pour une femme pudique, l’abandon de toutes les véritables délicatesses. Mais a-t-elle de la pudeur, celle qui, se prévalant de la loi du divorce, peut fixer d’un œil hardi l’époux qu’elle a quitté et celui qu’elle aime encore ? A-t-elle de la pudeur, celle qui met en opposition ses penchans avec ses de-