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SUR MADAME NECKER

femme plus qu’ordinaire pour être et demeurer à la fois l’amie des Marmontel, des Morellet, des d’Alembert, des Diderot, des abbés Raynal et Arnauld, des Grimm, des Dorat, des Bernard, des Suard, des Bernardin de Saint-Pierre, des Thomas, des Buffon, ces deux derniers ses deux plus honorables courtisans, ses deux chevaliers d’honneur devant la postérité ; et des Mme de Vermenoux, Mme Geoffrin, maréchale de Luxembourg, Mme du Deffand, Mme Suard, Mme d’Houdetot, Mme de Lauzun, Mme de Marchais (d’Angivilliers), la seule qui ait, et non à son honneur, rompu ces relations. Tout le secret de l’empire de Mme Necker et de l’attrait de son salon se résume dans un seul mot : on y était attiré par la considération dont jouissaient les maîtres de la maison ; on y était retenu parce qu’elle rejaillissait sur leurs amis.

Le salon de Mme Necker établit et consacra, son influence en devenant un des sanctuaires de l’admiration pour Voltaire et un des centres de souscription et de propagande pour l’érection, de son vivant, d’une statue au patriarche de Ferney, Le succès de cette entreprise dut être un peu gâté, aux yeux de Mme Necker, par l’obstination de