Page:Curie - Traité de radioactivité, 1910, tome 1.djvu/76

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


cule qui correspond à une longueur du champ. Ce déplacement est la déviation magnétique ; elle est reliée au rayon de courbure de la trajectoire par la relation

.


Quand la déviation est faible, on peut utiliser la relation approchée

,


d’où

.

Si la particule continue son chemin en dehors du champ magnétique, elle suivra à partir du point la tangente en à l’arc de cercle . Soit le point où la direction primitive de la particule rencontre un plan normal à cette direction ; après déviation magnétique la particule rencontre ce même plan en , et en ce cas est la valeur de la déviation finale. Quand la déviation est petite, la tangente rencontre la direction en un point qui est sensiblement le milieu de . On a alors, en désignant par la distance ,

,


d’où

.


On peut recevoir le faisceau sur un écran qui devient fluorescent par l’action des rayons et observer sur cet écran le déplacement de la tache lumineuse qui marque le point d’arrivée du faisceau. On peut aussi remplacer l’écran par une plaque photographique sur laquelle les rayons produisent une impression ; on obtiendra alors une impression correspondant à la direction primitive du faisceau, et une autre impression correspondant à la direction du faisceau dévié. Dans les deux cas on pourra mesurer la déviation et en déduire la valeur du produit , si est connu.

Dans la pratique, la méthode de mesures qui précède peut être modifiée et perfectionnée, toutefois le principe reste le même.

Quand une particule électrisée se déplace avec la vitesse