Page:Désorgues - Voltaire, ou le Pouvoir de la philosophie, 1798.djvu/30

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Couverts par sa main protectrice,
Fils des hommes, de sa justice
Adorez les divins décrets,
Et prosternant vos fronts rebelles,
Puisez des leçons immortelles
Dans ses rigueurs et ses bienfaits.

Chœur.


Le grand Alla de nos murailles, etc.

Les Mamelouks dans leur ivresse
Ne flattaient que leurs vains désirs ;
Ils n’adoraient que la richesse,
Mère d’homicides plaisirs ;
D’un peuple en proie à l’indigence
Ils dévoraient la subsistance,
Sans pouvoir assouvir leur faim,
Et, tout fiers d’un luxe barbare,
Ils fermoient leur oreille avare
Aux cris plaintifs de l’orphelin.

Chœur.


Le grand Alla de nos murailles, etc.

C’est pourquoi d’un règne inflexible
Alla finit le cours affreux ;
C’est pourquoi d’un peuple invincible
Il arma le bras généreux.