Page:Désorgues - Voltaire, ou le Pouvoir de la philosophie, 1798.djvu/29

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Mais que ne peut un peuple libre ?
Alla livre aux vainqueurs du Tibre
Le Mamelouk épouvanté,
Et détruisant l’infanterie,
Renverse la cavalerie,
Sur le cavalierindompté.

Chœur.


Le grand Alla de nos murailles, etc.

Comme ces humides nuages,
Enfants du matin nébuleux,
Que le Nil loin de ses rivages
Voit fuir devant l’astre des cieux,
Toute la horde mercenaire
Qu’assembla sous les murs du Caire
Des Beys le courroux imprudent,
Livrée au tranchant de l’épée,
S’enfuit tout-à-coup dissipée
Par les braves de l’Occident.

Chœur.


Le grand Alla de nos murailles, etc.

Alla du Mamelouk perfide
Déteste le joug oppresseur ;
Alla du Français intrépide
Chérit et soutient la valeur :