Page:Désorgues - Voltaire, ou le Pouvoir de la philosophie, 1798.djvu/38

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Un guerrier.


Nous avons recueilli les moissons de la gloire ;
Nous bravâmes la mort pour l’immortalité :
Mais triompher de nous, c’est vaincre la victoire,
C’est maîtriser son siècle et la postérité.

O Français, qu’il est beau de ravir ton suffrage !
Nous mettons à tes pieds les trônes abattus :
Nous avons su donner l’exemple du courage,
Nous donnerons encor l’exemple des vertus.

Chœur d’adolescents.


Ceins ton front de lauriers, etc.

Un magistrat.


La bonté, la justice, et la morale auguste
Sont les plus sûrs appuis du pouvoir souverain ;
Tu cesses d’être grand en cessant d’être juste,
Tu cesses d’être libre en cessant d’être humain.

Oh ! que par les bienfaits un peuple magnanime
Arrache de tributs à la postérité !
Les Muses l’appuyant de leur pouvoir sublime,
Consacrent par leur voix sa souveraineté.

Chœur d’adolescents.


Ceins ton front de lauriers, etc.