Page:Désorgues - Voltaire, ou le Pouvoir de la philosophie, 1798.djvu/39

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Un poëte.

Trop heureux le mortel ami de sa patrie,
Qui de l’indépendance ose plaider les droits,
Et des partis rivaux affrontant la furie,
Leur oppose l’égide et des arts et des lois.

Honoré de son siècle et sacré dans l’histoire,
Il vivra pour toujours sur le haut Hélicon.
Rome de Sextius abhorre la mémoire,
Mais de Publicola chérit encor le nom.

Chœur d’adolescents.


Ceins ton front de lauriers, etc.

Le peuple.


Oui, nous jurons ici d’affermir notre ouvrage :
Devant notre pouvoir s’abaissent les grandeurs.
Quel peuplé offrit jamais ce pompeux assemblage
De chantres, de guerriers, et de législateurs ?

Chaque gloire agrandit la gloire de la France.
Puissent nos descendants, riches de nos vertus,
Recueillir tout entier cet héritage immense,
Et que d’autres Tarquins trouvent d’autres Brutus !

Chœur en entier.


Ceins ton front de lauriers, etc,

FIN.