Page:D’Indy - César Franck, 1906.djvu/189

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
179
L’ARTISTE ET L’ŒUVRE MUSICAL

ré majeur, puis reprend son essor pour aboutir à la réexposition qui se fait classiquement jusqu’au développement terminal, au milieu duquel le rythme obstiné du scherzo finit par ramener en valeurs augmentées la radieuse mélodie du larghetto qui clôt presque religieusement ce magnifique ensemble.

Ce quatuor est vraiment une œuvre de beauté !


VIII

LES TROIS CHORALS POUR ORGUE



Que les lecteurs se rassurent, je ne m’étendrai point aussi longuement sur les chorals que je viens de le faire pour l’œuvre précédente, mais je veux toutefois démontrer par l’analyse du Choral en mi, la vérité de ce que j’avançais plus haut au sujet de l’héritage de la grande variation beethovénienne que, seul, Franck sut recueillir et magnifier encore.

À l’heure actuelle où chacun a pu entendre les Cantates et les Passions de Bach, on ne peut ignorer, pour peu qu’on ait prêté quelque attention en écoutant, ce en quoi consiste un thème de choral, exposition de courtes périodes séparées par des silences dont la succession arrive à