Page:D - La Comtesse de Lesbos, 1889.djvu/16

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dressent sur les globes pleins et ronds ; la peau, d’un satin étincelant, d’une blancheur éblouissante, dément son origine andalouse, qu’affirme, au bas du ventre, une superbe toison noire, formant un large et haut triangle, qui met une magnifique garniture à la grotte d’amour, éclipsant les angoras les plus fourrés du monde ; les cuisses, rondes et blanches, deux jambes, faites au tour, se terminent par un chef-d’œuvre de petits pieds, tels que l’on n’en voit qu’en Espagne. Comme pour me permettre d’admirer sa beauté en détail, la comtesse se retourne ; le trio, incliné devant la superbe croupe, retombe en adoration ; la mappemonde potelée, bombée, est à demi cachée par la luxuriante chevelure noire, qui descend jusqu’au milieu de la croupe, dont on ne voit que la moitié ; mais ce que j’en vois est d’un aspect enchanteur, et je ne puis en détacher mes yeux, pour admirer les cent merveilles qui courent de la nuque aux talons.

Après avoir reçu les hommages qu’on rend à ses charmes postérieurs, la comtesse fait un signe. Les trois nymphes s’étendent sur le tapis épais et moëlleux, qui couvre le parquet, cou-