Page:D - La Comtesse de Lesbos, 1889.djvu/48

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bien sage, bien sage, il y a là, en face, dans la salle de bain, un petit judas, bien disposé, pour vous permettre d’attendre incognito et fort agréablement, l’heure du berger, qui ne manquera pas de sonner pour vous, si vous êtes bien obéissant. Là-dessus, je vous invite à entrer chez vous. » Disant ces mots, elle découvre le lit, me conviant à l’y suivre, et comme nous n’avions pas une longue toilette de nuit à faire, nous nous glissons aussitôt dans les draps.

Je l’ai donc à moi seul, les amies ne comptent pas, cette superbe comtesse, la merveille de l’Andalousie. Elle est mon bien, ma chose ; son corps adorable est à mon service, quel que soit l’usage que je veuille en faire ; je puis avoir toutes les fantaisies, je suis assuré de les satisfaire.

Après l’avoir servie à la paresseuse, je veux expérimenter une autre manière, qui me sourit assez, et qui mériterait plus justement le qualificatif de la précédente ; c’est quand la belle fait tout l’ouvrage, l’homme ne bougeant ni pied ni patte, étendu paresseusement sur le dos, portant sur son corps, un bien doux fardeau. Je dois donner à la mignonne toutes les explications né-