Page:D - La Comtesse de Lesbos, 1889.djvu/49

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cessaires, car elle n’a pas la moindre notion de l’affaire. Quand elle est installée, je m’aperçois qu’il manque quelque chose, une glace au ciel du lit pour reproduire les mouvements de l’aimable cavalière. Je le lui dis ; le lendemain la glace était en place, et Dieu sait si nous l’étrennâmes. La mignonne, après avoir fait l’homme, me déclare qu’elle prenait tant de plaisir à m’humilier, qu’elle voulait toujours le faire ainsi, ce qui ne nous empêcha pas de nous endormir en chevrette, après une escarmouche ainsi menée.

Le matin, après le coup de l’étrier, je me disposais à quitter ma belle maîtresse, quand celle-ci, me retenant, me demanda si je ne voulais pas assister à son bain. Elle saute du lit, enfile des babouches, et m’entraîne vers la salle attenante. Une grande baignoire en argent, avec tous les accessoires du confort moderne le plus luxueux, servait chaque jour aux ablutions matinales de ce corps merveilleux, que les soubrettes épongeaient ensuite et massaient. Eh ! oui, je veux assister à son bain, et même le partager, si elle y consent. Elle le veut bien certes, pour-