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de Carle Vanloo.

de premiers eſſais annoncent la chaleur de ſon génie ; de brillantes étincelles s’en échappent de toutes parts ; ſemblables aux rayons d’une aurore naiſſante qui promet le plus beau jour. Nous ignorons où ſont ces Peintures ; mais ſans doute que ceux qui en font les Dépoſitaires ne les regardent pas comme les ouvrages d’un Apprentiſ. L’Eſquiſſe du Samaritain, conſervée dans le Cabinet de M. le Brun, & l’une des premieres productions colorées de Carle, eſt garant de la bonne idée que nous avons de ſes premiers tableaux. Elle nous autoriſe à conjecturer qu’un Maître dans l’Art de peindre ſe ferait peut-être honneur de les avouer.

Il eſt rare qu’on ſoit né pour une profeſſion, ſans y faire de bonne heure de rapides progrès. Ceux de C. Vanloo le mettent bientôt à portée d’être utile à ſon frère : il en retire le double avantage de s’inſtruire, en ſervant ſon Bienfaiteur. J. B. Vanloo employe ce cher Élève à ébaucher ſes tableaux d’après de belles eſquiſſes, à peindre des draperies de autres acceſſoires importants d’après Nature, à faire même les études des