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de Carle Vanloo.

buent des miracles ; pluſieurs Ex voto l’atteſtent. Ce qu’on peut en dire d’inconteſtable d’après les Connoiſſeurs, c’eſt qu’elle paſſe pour un miracle de l’Art.

Des circonſtances politiques obligèrent dans ce tems le Roi de Sardaigne à ſuſpendre les embelliſſemens de ſes Palais. C. Vanloo ſaiſit cette occaſion pour retourner à Paris avec ſon épouſe. Ils partent, ayant pour principal cortège leurs vertus & leurs talens, & arrivent dans la Capitale de la France en 1734. Une brillante réputation les y avoit devancés. Le Prince de Carignan, toujours zélé Protecteur des Vanloo, accueille les deux Epoux avec bonté, & les loge dans ſon Hôtel.

Leur arrivée intéreſſe également les Amateurs de Muſique & de Peinture. On voit les Concerts ſe reproduire partout. La belle voix de Madame Vanloo, les grâces qu’elle met dans ſon chant, le choix des airs agréables & pathétiques que ſon diſcernement préſente aux Français, gagnent tous les cœurs à la Muſique Italienne. On en goûte pour la première fois les charmes délicieux ; ce genre eſt fêté dans les plus belles Aſſemblées ; les Pariſiens en raffollent. Telle eſt