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Vie

Tant de chefs-d’œuvres réunis à pluſieurs autres, dont nous donnerons la liſte, & la plûpart faits à la fleur de l’âge, attirerent à C. Vanloo la réputation brillante, qui fit paſſer ſon nom dans les pays étrangers. Les Souverains déſirent de l’avoir auprès d’eux. Le Roi de Pruſſe, ce Prince ami généreux des Arts & des Lettres, qu’il chérit autant que les Lettres & les Arts le chériſſent lui-même, le fait ſolliciter de paſſer à Berlin. Dans une conjoncture auſſi intéreſſante & auſſi délicate, l’attachement reſpectueux de C. Vanloo pour ſon Roi pouvoit ſeul le fixer à Paris. La reconnoiſſance parle au fond de ſon cœur. Son devoir le refroidit ſur tous les appas les plus réducteurs & les plus honorables. Il procure à ſon habile neveu, M. Amedée Vanloo[1], le poſte, qu’il ne peut aller remplir lui-même.

Eh ! Qu’a-t-il à déſirer dans ſa Patrie ? Les entrepriſes de la plus grande importance lui ſont confiées. Il eſt chargé de faire le Portrait du Roi en pied ; il avoit fait de même celui de la Reine. L’Hôtel

  1. Adjoint à Profeſſeur, en l’Académie Royale de Peinture & de Sculpture.