Page:Darien, Bas les coeurs, Albert Savine éditeur, 1889.djvu/238

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― Auriez-vous autre chose à apporter ? demande mon père étonné.

― Oui, des meubles. Encore autant, à peu près ; peut-être un peu plus.

― Votre établissement était donc bien important ?

― Extrêmement important.

― Mais M. Hoffner m’avait dit, je crois, que vous étiez lampistes ?

― Oui, lampistes, déclare Müller.

Mais Hermann ajoute bien vite :

― Lampistes-tapissiers. Nous faisions le commerce des meubles.

― C’est ça même, approuve Müller ; nous vendions des meubles, comme ça, de temps à autre… Et nous avons même en dépôt quelques mobiliers que des amis nous ont confiés avant leur départ. Nous tenons expressément à ne pas les laisser à Saint-Cloud ; ils n’auraient qu’à être volés ou détériorés… Du moment que nos amis ont eu confiance en nous…

― Je comprends ça, dit mon père. Mais vous n’avez pas apporté vos lampes.

― Ah ! oui, nos lampes, fait M. Hermann légèrement gêné. Eh bien ! nous avons réfléchi ; nous les laissons à Saint-Cloud. C’est si fra-