Page:Darien, Bas les coeurs, Albert Savine éditeur, 1889.djvu/316

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XXIII


Nous sommes redevenus Français. Les Allemands doivent demeurer encore quelque temps sur la rive droite de la Seine, mais Versailles est débarrassé de leur présence. Les communications sont rétablies. Mon père en a profité pour aller à Paris ― d’où il est revenu songeur.

Une conversation qu’il a eue, le soir, avec Louise, m’a mis au courant de ses perplexités. Il paraît que la situation de notre chantier de la rue Saint-Jacques n’est point bonne, mais que celle du chantier des Grands Hommes est déplorable.

― Ah ! dit mon père, il y aurait là une affaire magnifique… Le propriétaire des Grands Hommes est à bout de ressources… Il n’a pas gagné d’argent pendant la guerre, lui… Avec quelques billets de mille francs… Hein ? vois-tu ça d’ici, Louise ? acheter les Grands Hommes,