Page:Darien-Dubus - Les Vrais Sous-Offs, Savine.djvu/41

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Est-ce que la sollicitude paternelle des chefs de corps, qui s’intéresse aux plus infimes détails de l’existence du troupier, ne peut pas contrôler à l’improviste la gestion de l’ordinaire, et rectifier immédiatement une erreur, d’ailleurs improbable ?

Le décret du 28 décembre 1883, portant règlement sur le service intérieur des troupes d’infanterie, porte, en termes exprès au paragraphe 9, chapitre premier :

« Le colonel a la haute surveillance des ordinaires du régiment. Il détermine le mode de gestion à suivre d’après les instructions du commandement et suivant les circonstances locales. Il provoque la concurrence entre les fournisseurs, il recourt à l’intervention des autorités municipales, du sous-préfet et du préfet, lorsque le régiment éprouve des difficultés provenant de coalitions ou de collusions.

« Il fixe le versement à faire à l’ordinaire, demande des ordres au général de brigade au sujet du taux du boni, veille à la formation judicieuse des fonds d’économie et s’assure que