Page:Darien - Le Voleur, Stock, 1898.djvu/341

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


XXI

ON N’ÉCHAPPE PAS À SON DESTIN


— Oui, je suis à Londres depuis une douzaine de jours. J’ai quitté Paris au reçu de la dépêche qui m’annonçait le malheureux événement et vous comprenez que je n’aie pu trouver, depuis, une minute pour vous venir voir. Il a été enterré hier.

C’est l’abbé Lamargelle qui parle ; et je l’écoute en m’efforçant de dissimuler, derrière l’expression mimée de ma stupéfaction, les sentiments qui m’agitent.

— Il a été enterré hier !

— Hier ; les formalités à remplir, l’enquête du coroner… Mais vous ne lisez donc pas les journaux ?

— Très rarement.

— C’est dommage. Vous y auriez vu comment on l’a trouvé sur Waterloo Bridge, la nuit de Noël, ce pauvre Har… Mais vous ne le connaissiez que sous le nom de Paternoster ?

— Seulement.

— Moi, j’étais lié avec lui depuis des années… Oui, la police l’a découvert sur le pont, un peu après