Page:Daudet - Au bord des terrasses, 1906.djvu/44

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
34
AU BORD DES TERRASSES


Et sur les prés fauchés fait voler en poussières
Le sol vermeil ;
Qui fait s’éclabousser le sillage des barques,
Sous l’aviron,
Et du cadran solaire interroge les marques,
Chiffres en rond.
À peine un oiseau crie et la fourmi s’arrête ;
Le mouvement,
C’est le rayon qui marche ; et l’on sent la nuit prête
En s’endormant !
Dormons ; qui peut scruter les ténèbres profondes
Sur son chemin.
Ou le silence énorme étendu sur les mondes,
Jusqu’à demain !