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AU BORD DES TERRASSES


Et sur les prés fauchés fait voler en poussières
Le sol vermeil ;
Qui fait s’éclabousser le sillage des barques,
Sous l’aviron,
Et du cadran solaire interroge les marques,
Chiffres en rond.
À peine un oiseau crie et la fourmi s’arrête ;
Le mouvement,
C’est le rayon qui marche ; et l’on sent la nuit prête
En s’endormant !
Dormons ; qui peut scruter les ténèbres profondes
Sur son chemin,
Ou le silence énorme étendu sur les mondes,
Jusqu’à demain !