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AU LOIN




Le râteau promené dans les blondes allées
Trace des chemins creux pour la sage fourmi,
Pour la mésange et pour les bestioles ailées
Qui cherchent un brin d’herbe ou bien un grain de mil.

Mon esprit, voyageur d’un désir ou d’un rêve,
Suit les sillons menus et si vite comblés,
Pendant que l’heure passe et que le jour s’achève
Dans le ciel aux aspects purs et renouvelés.