Page:Daudet - Au bord des terrasses, 1906.djvu/83

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.





LES CHARMILLES DE CHARME




Les charmilles de charme, au début de l’automne,
Semblent un treillis clair semé de pièces d’or,
Un bois mystérieux dont le regard s’étonne,
Comme un rêve, flottant, léger comme un décor.

On marche sur un sol ouaté de feuilles mortes.
Nul bruit, nul froissement des rameaux enlacés
S’arrondissant là-bas, formant comme des portes
Sur un ciel aux effets tendrement nuancés.