Page:Daudet - Le Petit Chose, 1868.djvu/252

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Et je veux te porter où tu voudras, aussi
Longtemps que tu voudras.

LA BÊTE À BON DIEU.
Oh ! non, monsieur, merci.

Je n’oserai jamais… !

LE PAPILLON.
C’est donc bien difficile

De grimper là ?


LA BÊTE À BON DIEU.
Non, mais…
LE PAPILLON.
Grimpe donc, imbécile !
LA BÊTE À BON DIEU.

Vous me ramènerez chez moi, bien entendu ;
Car, sans cela…

LE PAPILLON.
Sitôt parti, sitôt rendu.
LA BÊTE À BON DIEU, grimpant sur son camarade.

C’est que le soir, chez nous, nous faisons la prière. Vous comprenez ?

LE PAPILLON.
Sans doute… Un peu plus en arrière.

Là… Maintenant, silence à bord ! je lâche tout,

(Prrt ! Ils s’envolent ; le dialogue continue en l’air.)

Mon cher, c’est merveilleux ; tu n’es pas lourd du tout.

LA BÊTE À BON DIEU, effrayée.

Ah !… monsieur…

LE PAPILLON.