Page:Daudet - Le Petit Chose, 1868.djvu/258

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LA BÊTE À BON DIEU, montrant des Muguets.

Alors, entrons ici, tu te reposeras.

LE PAPILLON.

Ah ! merci !… des Muguets, toujours la même chose.

(Bas, d’un ton libertin.)

J’aime bien mieux à côté…


LA BÊTE À BON DIEU, toute rouge.
Chez la Rose ?…

Oh ! non, jamais…

LE PAPILLON, l’entraînant.

Viens donc ! on ne nous verra pas.

(Ils entrent discrètement chez la Rose. ─ La toile tombe.)

Au troisième acte…

Mais je ne voudrais pas, mes chers lecteurs, abuser plus longtemps de votre patience. Les vers, par le temps qui court, n’ont pas le don de plaire, je le sais. Aussi j’arrête là mes citations, et je vais me contenter de raconter sommairement le reste de mon poëme.

Au troisième acte, il est nuit tout à fait… Les deux camarades sortent ensemble de chez la Rose… Le Papillon veut ramener la Bête à bon Dieu chez ses parents ; mais celle-ci s’y refuse ; elle est complètement ivre, fait des cabrioles sur l’herbe et pousse des cris séditieux… Le Papillon est obligé de l’emporter chez elle. On se sépare sur la porte,